Cette vieille pratique disparaît des mœurs. Nous avons perdu le rite de décrocher tentures et rideaux, traquer la moindre poussière et remettre de l’ordre jetant ce qui est vieux et préparant les conserves de l’année. D’ailleurs avons-nous encore des tentures et des confitures faites maison? Cette vieille pratique disparaît des mœurs.
Quand aux solides servantes, missionnaires de cette lutte héroïque pour la propreté, elles ont été remplacées par des personnes sous contrat qui lient leur zèle à la consistance du chèque qui leur est versé.
Ce qui perdure, c’est cette sensation physique du besoin de changement et de renouveau qui arrive avec une force particulière en cette saison printanière, accompagnée de son cortège d’œufs de Pâques et primevères. A travers cette symbolique, enfantine ou agreste, les esprits rationnels que nous voulons être ne dissimulent–ils pas leur inavouable inquiétude face au caractère inéluctable des cycles de la vie ? Car ...