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Sidra Stone : premières influences et expériences
Parlant de ses premières expériences et influences, Sidra
qui était à l’époque une psychologue behavioriste, cite prioritairement Skinner et son travail sur les premiers comportements
conditionnants. C’est à lui qu’elle doit le respect
qu’elle porte aux sous personnalités primaires.
Les deux autres influences majeures qui ont marqué
ses débuts sont les écrivains Hermann Hesse
et Nikos Kazantzakis. Chacun d’eux explorait dans ses livres,
selon des axes différents, le concept des « polarités
opposées ».
Tous deux également étaient
influencés par le concept « d’élan
vital » de Bergson. Sidra estime que ce concept l’a
grandement marquée et trouve des échos dans ce que
les Stone désignent maintenant comme « l’intelligence
intérieure » ou « l’intelligence
de l’univers ».
Il faut noter que Hesse était très influencé par Jung,
ce qui permis le lien entre le contexte jungien
de Hal et les modes de pensée de Sidra.
Sidra cite "Le loup des steppes" d’Hermann Hesse
comme le livre qui a eu le plus grand impact sur elle : "Ce fut l’introduction aux multiples sous personnalités et au "
théâtre magique" dans lequel je commençais à
distinguer mes tumultueux personnages intérieurs. Quand j’ai pu voir mon théâtre intérieur, grâce à ce livre,
ma vision de la vie et des gens a été définitivement
changée[…] depuis cet instant j’ai été
fascinée par les diverses sous personnalités que je pouvais distinguer
en moi et en ceux qui m’entouraient. J’ai adoré cela ! »
Quant à Kazantzakis, Sidra considère son livre « l’Odyssée,
une suite moderne » comme la Bible de ses réflexions intellectuelles et spirituelles
à cette époque. Crétois de naissance et grec jusqu’au plus profond
de lui-même, ses pensées, comme celles des jungiens, n’étaient
jamais très éloignées des anciens dieux et des déesses qu’il
importait d’honorer.
C’est la période où Sidra voyage beaucoup, portant un intérêt
particulier aux cultures anciennes : « je rendis visite aux sites sacrés
de la Grèce et rendis hommage aux dieux et déesses en visitant leurs sanctuaires.
Hal rendit visite à Jung, je rendis hommage à mon maître Kazantzakis sur sa
tombe en Crète »
Pour Hal, « C’est donc de ces influences disparates- de ces opposés
dont chacun de nous était porteur- que quelque chose de nouveau va naître ».
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